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Douarnenez : façonnée par les légendes

Douarnenez

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Les sardines, les gras, le communisme... de nombreuses histoires ont vu le jour dans la cité comptée par Georges Perros il y a de cela près de 50 ans maintenant. Pourtant, loin de l'Histoire avec un grand "H", la ville de Douarnenez est également le théâtre de nombreuses légendes, toutes liées entre elles par leur décor.

Ys : la cité d'or

Née autour du mythe du Roi Gradlon et de Malgven, la ville d'Ys était un cadeau du roi à sa fille Dahut. Au coeur de la Cornouaille, Gradlon fit ériger une cité qui semblait sortir de la mer. Pour la defendre des hautes vagues et des tempêtes, il fît construire une immense digue encerclant la ville, avec une unique porte de bronze pour accès dont lui seul possedait la clé. Cependant, sa chère fille n'était pas une princesse ordinaire et aimait la compagnie des marins, qu'elle gardait avec elle chaque nuit... et qu'elle renvoyait chaque matin entre quatre planches, au-delà de la baie des trépassés. Un jour que la tempête faisait rage, Dahut tenta de voler la clé de la ville à son père, mais n'y parvint pas. Déçu et furieux de la tentative de sa fille, Gradlon poussa Dahut dans la baie, du haut d'une falaise, et la tempête submergea la ville d'Ys, dont il ne resta bientôt plus rien.

La légende raconte que par temps calme, on peut entendre les cloches de la cité disparue aux abords de la baie de Douarnenez. Pouldavid, l'un des quatres principaux quartiers de la ville, serait l'appellation francisée de "Poul Dahut" ("le trou de Dahut"), endroit où la princesse aurait été pousée dans la baie. Une partie de la légende raconte également que Lutèce fut rebaptisée Paris car "Par Ys" en breton, signifie "pareil à Ys". Enfin, la légende de la ville d'Ys se termine en laissant l'espoir de voir un jour revenir cette ville décrite comme la plus belle capitale du monde : "Pa vo beuzet Paris ec'h adsavo Ker Is" ("Quand Paris sera engloutie, resurgira la ville d'Ys").

Tristan et Iseult : les amants de l'île

Les histoires d'amants maudits ont fait gratter bien des plumes, et couler des litres d'encre au fil des siècles. En Finistère, les "heureux élus" se nomment Tristan et Iseult. Chevalier breton, Tristan est envoyé en Irlande combattre le géant Morholt, beau-frère du Roi d'Irlande (sacrées histoires de famille, n'est-ce pas ?). Blessé par son adversaire, qu'il terrasse tout de même, le jeune chevalier échoue lors de son voyage retour sur les côtes irlandaises, où il est soigné par Iseult, fille de la Reine d'Irlande. Ainsi commence l'histoire d'amour entre les deux jeunes gens. À son retour à Douarnenez, Tristan apprend que le Roi Marc'h (dont le château était à l'actuel emplacement des Plomarc'h, nommés d'après le souverain) a l'intention d'épouser Iseult également. Chargé par le roi d'aller la chercher en Irlande, il accomplit sa tâche et Iseult épouse le roi à contrecoeur.

Cependant, une aventure entre les deux amants est surprise par le Roi, qui renvoie Iseult en Irlande. Quelques temps plus tard, Tristan contracte une grave maladie, et décide de partir voir sa belle une dernière fois. Sur le chemin, on lui annonce (à tort) qu'Iseult n'est plus, et il se laisse emporter par la maladie. Lorsque les bâteaux débarquent, Iseult apprend la nouvelle et se laisse mourir de désespoir. La légende veut que les deux amants aient été enterrés dans une chapelle sur l'île à l'entrée du domaine du Roi Marc'h, laquelle porte aujourd'hui le nom de l'un d'eux.

La Fontenelle : la carte au trésor perdu

Si Morlaix, plus au nord, est réputée pour ses activités corsaires, c'est bien un pirate qui a fait la légende de la ville de Douarnenez. Plus proche de l'histoire contemporaine, Guy Eder de la Fontenelle a répandu la terreur sur les terres finistériennes dans la seconde partie du XVIe siècle, pillant les villes de Carhaix, Châteaulin, Locronan, Douarnenez... En 1595, il s'installe sur l'île Tristan, à l'entrée de Douarnenez, où il loge sa garnison (entre 700 et 800 hommes). Continuant ses pillages, La Fontenelle entasse son trésor sur l'île Tristan des années durant. Capturé puis exécuté au début des années 1600, le pirate laisse derrière lui son trésor et son île.

Si rien n'a été retrouvé jusqu'à lors, la légende raconte que les richesses entassées durant ces années de pillages dormiraient toujours dans les souterrains de l'île. Dans son entêtement, La Fontenelle aurait refuser de céder sa carte de l'île et l'aurait brûlée, empêchant ainsi toute personne de mettre la main sur son butin. Si des courageux se sentent aujourd'hui l'âme de chercheurs d'or, l'île est toujours accessible, mais personne, à l'heure actuelle, n'a sû faire main basse sur ces richesses. Enfin, une autre version de la légende raconte que La Fontenelle aurait, pour tromper ses adversaires, enfouit son trésor dans le vallon du Ris, et que l'on retrouverait encore des petites parcelles d'or dans le ruisseau qui coule jusqu'à la plage.

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