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La route de la fraise

les fraises de Plougastel

Voir rouge n'a jamais été si bon

Les fraises de Plougastel... Rien qu'à prononcer ces mots, l'eau nous vient à la bouche... Cap sur "la route de la fraise" avec le Musée de la Fraise et du Patrimoine de Plougastel pour en savoir plus sur ce petit fruit rouge qui a fait la réputation de la presqu'île.

Petit tour d'une exploitation

La visite guidée commence par une exploitation de fraises qui s'étend sur 1,5 hectares. On découvre alors que 90% de la production de fraises se fait aujourd'hui en jardin suspendu. La raison est simple : les conditions de travail sont bien meilleures ! En jardin suspendu, la récolte commence dans les 15 premiers jours du mois de mars, bien avant celle des fraises produites en pleine terre.

C'est l'occasion d'en apprendre plus sur la fraise, et notamment la gariguette, la "star" des fraises et la plus précoce. Cette dernière, supportant peu le transport, n'est d'ailleurs produite qu'en France. Ce fruit est fragile et n'aime pas trop la chaleur : 7° à 8° la nuit, 11° à 12° le jour. Elles sont cueillies "à point" car c'est dans les derniers jours que la fraise prend tout son goût.

Seulement 40% des besoins en fraises sont produits en France et 2900 tonnes de fraises de Plougastel sortent des exploitations chaque année. Mais attention ! Tout le monde ne peut pas se prévaloir de l'appellation "fraises de Plougastel" ! Il s'agit d'une IGP (Indication Géographique Protégée) qui indique donc que la fraise est produite dans la région.

 

 

Le "passage" obligé

Pour la suite de la visite, nous partons en autocar vers le lieu-dit "le passage". C'est l'endroit idéal pour parler du formidable enrichissement de la presqu'île a connu avec le commerce de la fraise. Pendant l'entre-deux-guerres, 5 à 6000 tonnes de fraises étaient produites chaque année, ce qui représentait environ un quart de la production française. Plougastel était alors la capitale de la fraise et l'une des communes les plus riches de France. La production était exportée en Grande-Bretagne par le biais de la coopérative et revendue à prix d'or à Covent Garden à Londres, par lot de 125g. les six semaines de récoltes équivalaient à une maison construite !

 

 

Une histoire qui dure depuis 300 ans...

2014 était une année particulière puisqu'il s'agissait des 300 ans de l'arrivée des fraises blanches en France.

En 1714, M. Frézier, parti en voyage à la demande du Roi, rapporte des fraises blanches du Chili. Ce produit est alors inconnu en France. Des essais sont effectués pour la faire pousser à Paris, Marseille, en Grande Bretagne... rien ne marche. En 1739, M. Frézier est muté à Brest. Une nouvelle tentative est effectuée dans les jardins de l'hôpital maritime. Mais c'est à Plougastel que la plante va s'acclimater. Sur la presqu'île, elle se mélange à une fraise sauvage locale et devient ainsi la fraise ananas. 

Ce n'est que dans les années 1970 que l'on commence à cultiver la gariguette.

La fraise blanche n'est plus cultivée actuellement sur la presqu'île pour deux raisons principales : elle attirait moins les consommateurs et elle était plus sujette aux maladies.

 

Un musée autour de la fraise et du patrimoine de Plougastel

la visite en bus est complétée par la visite du musée qui offre une promenade entre terre et mer pour une meilleure connaissance de l'histoire locale. On comprend alors mieux l'impact qu'a eu la production de fraises pour les habitants de Plougastel et son rayonnement actuel.

L'exposition permanente s'intéresse également au patrimoine maritime et notamment à la pêche, aux charmes des chapelles et à la place de ce patrimoine architectural dans la commune, mais aussi à la richesse des costumes traditionnels, leurs couleurs et leurs finitions.

Une vidéo qui donne l'eau à la bouche

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