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Gratte-ciel de granit : les enclos paroissiaux

Les enclos paroissiaux

Il est venu le temps...

Une des originalités du Finistère est sa collection unique d’enclos paroissiaux. Surtout présents dans le nord, ces monuments sont les témoins d’un passé emprunt de ferveur religieuse et du faste des 15, 16 et 17e siècles en Bretagne.

Quid de l'enclos ?

Un enclos paroissial, c’est avant tout le témoignage d’une ferveur religieuse forte accompagnant le développement économique de la marine bretonne. En effet, la navigation à voile utilisant beaucoup le lin et le chanvre (voile, toiles, vêtements, cordages), les régions qui les cultivaient, tissaient et commercialisaient ont connu une extraordinaire période de richesse.

Chaque village producteur a voulu rivaliser avec son voisin pour avoir le plus bel enclos possible. Et c’est ainsi que sur une zone relativement réduite, le patrimoine religieux va s’embellir de pièces magnifiques, que l’on peut encore découvrir aujourd’hui.

Mais un enclos paroissial, qu’est ce que c’est au juste ? C’est, au sens strict, une église, entourée d’un placître, dédié ou non à un cimetière, et borné par un mur d’enceinte. Il doit rassembler au moins cinq des éléments suivants : l’église, l’ossuaire, la chapelle reliquaire, le calvaire, le mur d’enceinte, la porte triomphale, le cimetière et la fontaine.

Orgueil et... ouvriers

La compétition entre les communes pour la réalisation du plus bel ensemble architectural a mobilisé de nombreux artistes et d’artisans : architectes, sculpteurs, verriers, ébénistes, peintres… qui ont marqué la pierre et le bois de leur empreinte.

Les statues, les sablières et les retables vous en apprendront beaucoup sur ceux qui les ont commandés et réalisés, il suffit d’observer…

Ainsi, des enclos vont s’enorgueillir d’un magnifique retable, ou d’un calvaire monumental (Saint-Thégonnec, Pleyben...), tandis que d’autres mettront en valeur leur porte triomphale (Sizun, La Martyre...) véritable porte symbolique séparant le royaume des vivants à celui des morts, ou encore des ossuaires monumentaux (La Roche-Maurice).

Tous, cependant, sont travaillés, sculptés, montrant à des populations n’ayant pas accès à la lecture des scènes aussi bien tirées de la vie du Christ que du légendaire local. On peut ainsi découvrir le baptême du Christ, sa mise au tombeau, aux côtés des Saints locaux, tels Saint-Thégonnec convertissant un loup, Saint-Yves entre le riche et le pauvre, ou encore Saint-Roch invoqué contre la peste.

Mais de nombreux autres trésors se révéleront à vous avec un peu d’observation.

Pour vous accompagner, de nombreuses associations peuvent vous aider à découvrir ces ensembles architecturaux exceptionnels. N’hésitez pas à vous renseigner auprès des offices de tourisme du Finistère.

Encore plus beaux en couleurs !

Chaque année, l'association des 7 calvaires a pour habitude d'illuminer l'un des calvaires du Finistère. En 2017, chaque fin de semaine, l'enclos paroissial de Plougonven dans le nord-est du Finistère, véritable chef-d’œuvre de pierre s’est éveillé dès la tombée de la nuit sous les pinceaux magiques des Allumeurs d’images.

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